Soutenance de thèse

Le Mardi, 16. juin 2026 -
14:00 - 19:00
Salle St Charles 2 Caryatides

Mme Abir WANNADA

Soutiendra mardi 16 juin 2026 à 14 h

Salle Caryatides à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, Site Saint-Charles 2

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Arts spécialité Musicologie

Titre de la thèse : La musicothérapie en psychiatrie : perspectives comparatives entre la France et l’Angleterre. Développement historique et enquête auprès des psychiatres

Composition du jury :

  • M. Nidaa ABOU MRAD, Professeur, Université Antonine (Liban)
  • Mme Nicole DUPERRET, médecin psychiatre, experte
  • Mme Christine FALQUET, Psychiatre habilitée, experte, codirectrice de thèse
  • Mme Charlotte MASSEMIN, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
  • Mme Amelia OLDFIEL, Professeure émérite, Université Anglia Ruskin (Royaume-Uni)
  • Mme Iseline PEYRE, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université
  • M. Hervé PLATEL, Professeur, Université de Caen Normandie
  • M. Patrick TAÏEB, Professeur, Université de Montpellier Paul-Valéry, directeur de thèse

Résumé de la thèse :

La musicothérapie, discipline au confluent des approches musicologiques, médicales et sociologiques, occupe une place singulière dans le soin en psychiatrie. Si cette dernière a constitué son principal berceau de structuration, son institutionnalisation varie significativement selon les contextes nationaux : reconnue comme profession de santé en Angleterre depuis 1999, elle ne bénéficie d’aucun statut officiel en France malgré son dynamisme clinique. Cette thèse propose une analyse comparative franco-anglaise visant à évaluer l’influence des cadres nationaux sur les logiques de prescription et de recommandation par les praticiens. La recherche s’articule autour de trois axes : (1) une étude historique retraçant l’évolution des usages thérapeutiques de la musique du XVIIIᵉ siècle à nos jours en lien avec l’organisation des soins ; (2) une analyse de l’intégration normative de la musicothérapie parmi les interventions non médicamenteuses (INM), à travers les référentiels de la HAS et du NICE ; (3) une enquête empirique (enquête Muspsy) menée auprès de psychiatres français et anglais, explorant leurs perceptions, les pathologies ciblées, les objectifs thérapeutiques visés, ainsi que les freins limitant leur recours à cette pratique. Ce travail permet de confronter les cadres institutionnels aux réalités du terrain, afin d’évaluer la place réelle de la musicothérapie dans les parcours de soins contemporains.

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Music therapy, a discipline at the crossroads of musicological, medical, and sociological approaches, occupies a unique position in psychiatric treatment. Although psychiatry provided the fundamental framework for its initial development, the discipline’s institutionalization remains highly disparate between national contexts. While England has formally recognized music therapy as a healthcare profession since 1999, it continues to operate without an official statutory framework in France, notwithstanding its clinical vitality. This doctoral thesis presents a comparative analysis between France and England, aiming to evaluate the influence of national frameworks on the logic of prescription and recommendation by practitioners. The research is structured around three main axes: (1) a historical study tracing the evolution of the therapeutic uses of music from the 18th century to the present day in relation to the organization of care; (2) an analysis of the normative integration of music therapy among Non-Pharmacological Interventions (NPI), through the guidelines issued by the HAS and NICE; (3) an empirical study (Muspsy survey) conducted among French and English psychiatrists, exploring their perceptions, the targeted pathologies, the therapeutic objectives, and the barriers to prescription and recommendation.This work confronts institutional frameworks with field realities to assess the actual place of music therapy within contemporary care pathways.

 

Dernière mise à jour : 01/06/2026